Protection des Berges de la rivière Kou : 3000 plants mis en terre

Protection des Berges de la rivière Kou : 3000 plants mis en terre

Le Comité de Bassin de l’Agence de l’eau du Mouhoun (AEM), en collaboration avec le Comité Local de l’Eau Kou (CLE-Kou) et la population riveraine a organisé ce samedi 3 septembre 2016, une opération de reboisement pour protéger les berges de la rivière Kou dans le village de Kokorowé dans les Hauts-Bassins. A l’occasion, trois mille (3000) plants ont été mis en terre sur une distance d’environ 2 km. Lire la suite

L’inexorable déclin des éléphants d’Afrique

L’éléphant d’Afrique est en danger de mort. C’est sur ce tragique constat que s’est ouvert, jeudi 1er septembre à Hawaï, le Congrès mondial de la nature organisé par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). En prélude à ses dix jours de travaux, deux études, rendues publiques la veille, brossent un très sombre tableau de l’état des populations de l’éléphant de savane (Loxodonta africana) et de son cousin de forêt (Loxodonta cyclotis), les deux sous-espèces présentes sur le continent.elephants-de-savane_799a68c2438a9a21a5a69b8612831a1f

Un recensement d’ampleur inédite, le Great Elephant Census, révèle que le nombre de pachydermes vivant dans les savanes d’Afrique a chuté de 30 % entre 2007 et 2014. Et ce déclin s’accélère, pour atteindre désormais un taux de 8 % par an.

Cette enquête à 7 millions de dollars (6,3 millions d’euros), financée par le cofondateur de Microsoft et mécène Paul Allen, a mobilisé une centaine de scientifiques, avec le concours de plusieurs ONG. Elle a été réalisée sur deux ans, sous forme de survols aériens, par avion ou par hélicoptère, de dix-huit pays totalisant près de 90 % des effectifs d’éléphants de savane du continent.

Les conclusions sont accablantes. Alors que, rappellent les chercheurs, l’Afrique a pu compter « plus de 20 millions d’éléphants avant la colonisation européenne », et que leur nombre était encore estimé à 1 million dans les années 1970, il n’en reste plus qu’un tiers aujourd’hui. Soit 352 000 individus en 2014, contre 496 000 en 2007. Leur répartition est très inégale. A eux seuls, le Botswana, le Zimbabwe et la Tanzanie abritent près des trois quarts de l’espèce. Mais la tendance démographique s’inscrit à la baisse sur la plus grande partie du continent, à l’exception de quelques pays où elle se stabilise (comme au Kenya) ou même se redresse (en Ouganda dans l’est, ou au Bénin, au Burkina Faso et au Niger, dans l’ouest).

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2016/09/02/l-inexorable-declin-des-elephants-d-afrique_4991313_1652692.html#EpPopso2PAoo2q7b.99

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Les chauves-souris, ces êtres très utiles pour l’équilibre de l’écosystème

     Par Karim Namoano

 

chauve souL’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) a organisé le 25 mars dernier, une journée d’hommage aux femmes de la recherche. Cela a été l’occasion pour ces dernières de présenter leurs travaux en cours. L’étude sur les chauves-souris du Burkina, par Malika KANGOYE, assistante à l’université de Ouagadougou   a suscité beaucoup d’intérêt. Lire la suite

Les vautours menacés de disparitions dans la faune africaine

vautour  Selon un communiqué de l’UICN, publié en août 2013, un nombre important de vautours, soit près de 600, se nourrissant d’une carcasse d’éléphant empoisonné près du parc national de Bwabwata, ont été exterminés en Namibie. Lire la suite

L’eucalytus, un danger pour les sols du Burkina

         Par Steven Ozias KIEMTORE(kizozias@yahoo.fr)

 

Photo eucalyptusAu Burkina Faso le reboisement pour contrer l’avancée du désert est à la mode à chaque saison des pluies. Des milliers de plants sont mis en terre chaque année. Parmi les espèces prisées pendant les campagnes de reforestation figure en bonne place l’eucalyptus. Pourtant selon les chercheurs, cette plantes venue d’Australie est nuisible pour l’environnement. Lire la suite

Dr. Abou Thiam, enseignant chercheur à l’Institut des sciences de l’environnement(Ise) : « Il est temps d’accorder suffisamment d’attention et de moyen à la lutte contre la prolifération des plantes envahissantes qui constituent un problème de développement majeur pour le Sénégal.»

Propos recueillis par Idrissa SANEet Ndiol Maka

PM1La prolifération de certaines espèces envahissantes constitue une menace pour le Lac de Guiers et le Delta fleuve Sénégal. C’est ce que soutient, l’enseignant chercheur à l’Institut des sciences de l’environnement (Ise) et spécialiste des milieux humides, Dr.Abou Thiam. L’universitaire associe la prolifération de ces plantes à des changements importants dans l’hydrologie et dans la qualité de l’eau suite notamment à la construction des barrages. Il évoque également les conséquences de cette invasion sur les plans d’eaux comme celui du Lac de Guiers.

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Des scientifiques identifient les aires protégées les plus irremplaçables dans le monde

Source UICN

varecia_rubra_r_a_mittermeier_114907Une nouvelle étude scientifique a identifié les aires protégées les plus importantes pour empêcher l’extinction d’espèces de mammifères, d’oiseaux et d’amphibiens dans le monde. Issue d’une collaboration internationale, cette analyse fournit des conseils pratiques pour améliorer l’efficacité des aires protégées dans la conservation de la biodiversité à l’échelle mondiale. Lire la suite

Le gaspillage alimentaire porte atteinte au climat, à l’eau, aux terres et à la biodiversité

11 septembre 2013, Rome – Le gaspillage effarant de 1,3 milliard de tonnes de nourriture chaque année n’est pas juste une gigantesque perte économique, il porte aussi un grave préjudice aux ressources naturelles dont l’humanité dépend pour se nourrir, indique un nouveau rapport de la FAO paru aujourd’hui.

Food Wastage Footprint: Impacts on Natural Resources est la première étude qui entreprend d’analyser les impacts des pertes et gaspillages alimentaires à l’échelle mondiale depuis un point de vue écologique, en se penchant sur ses conséquences pour le climat, les utilisations de l’eau et de la terre, et la biodiversité.

En voici les principales conclusions:

Chaque année, la nourriture produite sans être consommée engloutit un volume d’eau équivalant au débit annuel du fleuve Volga en Russie et est responsable du rejet dans l’atmosphère de 3,3 gigatonnes de gaz à effet de serre.

Outre ses impacts environnementaux, ses conséquences économiques directes pour les producteurs (à l’exclusion du poisson et des fruits de mer) sont de l’ordre de 750 milliards de dollars par an, estime le rapport de la FAO.

« Nous sommes tous appelés – agriculteurs et pêcheurs, industriels de l’agro-alimentaire et grande distribution; gouvernements locaux et nationaux, consommateurs individuels – à faire des changements à tous les maillons de la chaîne alimentaire pour éviter les gaspillages, et, quand ce n’est pas possible, à réutiliser ou recycler la nourriture », a déclaré le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva.

« Nous ne pouvons tout simplement pas permettre qu’un tiers de toute la nourriture que nous produisons soit gaspillée ou perdue à cause de partiques inadéquates lorsque 870 millions d’êtres humains sont affamés chaque jour « , a-t-il ajouté.

En complément de la nouvelle étude, la FAO a également publié un guide contenant des recommandations sur comment réduire les pertes et gaspillages alimentaires à toutes les étapes de la filière. Le guide présente un certain nombre de projets qui montrent la façon dont les gouvernements nationaux et locaux, les agriculteurs, les entreprises, et les consommateurs individuels peuvent agir face à ce problème.

Achim Steiner, Secrétaire général adjoint de l’ONU et Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), a déclarlé: « Le PNUE et la FAO ont reconnu les pertes et gaspillages alimentaires comme une grande occasion pour les économies du monde entier d’effectuer la transition vers une Economie Verte inclusive, sobre en carbone et reposant sur une utilisation rationnelle de ressources. L’excellent rapport de la FAO met en lumière les multiples avantages pouvant en dériver – souvent, par l’adoption de mesures simples et réfléchies au niveau des ménages, des détaillants, des restaurants, des écoles et des entreprises – en contribuant ainsi à un environnement durable, à des améliorations d’ordre économique, à la sécurité alimentaire et à la réalisation du Défi Faim Zéro lancé par le Secrétaire général de l’ONU. Nous encourageons à adopter notre slogan: Pensez. Mangez. Préservez – Réduisez votre empreinte« .

Le PNUE et la FAO sont des partenaires fondateurs de la campagne Pensez. Mangez. Préservez – Réduisez votre empreinte qui a été lancée cette année et a pour but d’aider à coordonner les efforts mondiaux de réduction des pertes et gaspillages alimentaires.

Où se produisent les pertes et gaspillages alimentaires?

Selon l’étude de la FAO, le gaspillage alimentaire à l’échelle mondiale a lieu, pour 54 pour cent, « en amont », c’est-à-dire durant les phases de production et de manutention et stockage après-récolte, et pour 46 pour cent « en aval », soit aux stades de la transformation, de la distribution et de la consommation.

En règle générale, les pays en développement sont plus touchés par les pertes alimentaires durant la production agricole; en revanche, les régions à revenus moyens et élevés connaissent davantage de gaspillage au niveau de la vente au détail et des consommateurs (où il représente 31-39 pour cent des pertes et gaspillages totaux) que les régions à faible revenu (4-16 pour cent).

Plus la perte d’un aliment se produit tard dans la chaîne, plus l’impact environnemental est élevé, fait remarquer le rapport de la FAO, car les coûts environnementaux occasionnés durant la transformation, le transport, le stockage et la préparation doivent être ajoutés aux coûts initiaux de production.

Points chauds

Le rapport fait état de plusieurs « points chauds » de pertes et gaspillages alimentaires:

Les pertes de céréales en Asie sont un sérieux problème qui a de lourds impacts sur les émissions de carbone et sur l’utilisation de l’eau et des terres. Le cas du riz est emblématique, compte tenu de ses émissions de méthane élevées et d’un haut niveau de pertes.

Si les volumes de pertes de viande dans toutes les régions du monde est comparativement faible, le secteur de la viande a de gros impacts sur l’environnement en termes d’occupation des terres et d’empreinte carbone, en particulier dans les pays à revenus élevés et en Amérique latine, qui, ensemble, représentent 80 pour cent de tous les gaspillages et pertes de viande. Les régions à revenus élevés (sauf Amérique latine) sont responsables d’environ 67 pour cent de toutes les pertes de viande.

Le gaspillage des fruits est responsable de gaspillages d’eau en Asie, en Amérique latine, et en Europe. De même, de gros volumes de légumes perdus et gaspillés dans les régions industrialisées d’Europe et d’Asie du Sud et du Sud-Est se traduisent par une empreinte carbone importante pour le secteur.

Causes des pertes et gaspillages alimentaires – et solutions

Selon la FAO, le comportement des consommateurs, associé à un manque de communication dans la chaîne d’approvisionnement, serait à l’origine des niveaux élevés de gaspillage alimentaire dans les sociétés nanties. Les consommateurs ne planifient pas leurs courses, ils achètent trop ou sont trop rigides par rapport aux « dates limite d’utilisation optimale« , tandis que les normes de qualité et les critères esthétiques portent les commerçants à se débarrasser de grandes quantités d’aliments parfaitement comestibles.

Dans les pays en développement, des pertes importantes après la récolte tout au début de la chaîne d’approvisionnement sont un problème capital, qui s’explique par des limitations financières et structurelles dans les techniques de récolte et les infrastructures de stockage et de transport, auxquelles viennent s’ajouter les conditions climatiques favorisant la détérioration des aliments.

Pour affronter le problème, le guide de la FAO distingue trois niveaux où des mesures s’imposent:

  • Il faut accorder la priorité absolue à la prévention des pertes et gaspillages alimentaires. Outre l’amélioration des pertes de récolte à la ferme dues à de mauvaises pratiques, une meilleure adéquation de la production et de la demande permettrait de ne pas utiliser les ressources naturelles pour produire des quantités de nourriture non nécessaires.
  • Dans l’éventualité d’excédents alimentaires, la meilleure solution consiste à les réutiliser au sein de la chaîne alimentaire – c’est-à-dire trouver des débouchés secondaires ou faire don des surplus aux personnes les plus démunies. Si la nourriture n’est pas adaptée à la consommation humaine, l’autre solution consiste à l’utiliser pour l’alimentation animale, ce qui permet de conserver des ressources qui, sinon, serviraient à produire des fourrages commerciaux.
  • Lorsqu’il s’avère impossible de réutiliser, il faut opter pour le recyclage et la récupération: recyclage des sous-produits, digestion anaérobie, compostage, et incinération avec récupération d’énergie permettent de récupérer l’énergie et les nutriments, ce qui constitue un avantage de taille par rapport à leur mise en décharge. La nourriture non consommée qui pourrit dans les décharges est un gros producteur de méthane, un gaz à effet de serre particulièrement nocif.

Un projet de banque génétique du bétail, piloté par une équipe kényane

Au Kenya, des chercheurs œuvrent à la mise sur pied de la première banque génétique au monde dédiée au bétail. Selon l’équipe du projet basée à l’Institut international de recherche sur l’élevage (ILRI) à Nairobi au Kenya, cette banque génétique pourrait participer à la préservation de la biodiversité des espèces menacées et devenir un outil de recherche utile. Lire la suite